Rencontres d’Arles, rendez-vous le 7 juillet

L’équipe des Rencontres d’Arles a présenté hier le programme. Et leur directeur, ses adieux.

Sur la scène si joliment intime du Théâtre de l’Athénée, à Paris, Hervé Schiavetti, le maire d’Arles, révise ses notes, entre deux coups d’œil sur son portable. Il est 11 heures. Le maire sera le premier à prendre la parole pour la conférence de presse des Rencontres d’Arles, avant que ne lui succèdent Jean-Noël Jeanneney, son président, et François Hébel, son directeur, dont cette quarante-cinquième édition sera la dernière.

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Weegee, flash et Chevrolet

Le photographe américain est à l’honneur à Toulouse.

Weegee, né Arthur H. Fellig, n’est pas un paparazzo, il a des valeurs et le sens de la justice. Ce qui ne l’empêche pas de mitrailler comme un diable et d’ordonner les scènes de crime à son goût. Personne ne lui arrive à la cheville et l’histoire de la photographie, sans lui, serait triste à mourir. Parfois réduit à un vampire attiré par le sang, Weegee (1899-1968) a immortalisé le New York de l’injustice, la ségrégation raciale (photo d’une salle de cinéma coupée en deux), ceux qui dorment par terre et les riches qui paradent, comme ces hommes, de dos, coiffés de hauts-de-forme, tout droits sortis d’une toile de Caillebotte.

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La mode sans son miroir

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28 photographes sur un support plus pérenne que les magazines.

Patrick Remy a le goût de son époque, comme l’atteste son cinquième livre où il s’en donne à cœur joie avec sa marotte : la photographie de mode. Sans être un manifeste ou un bilan comptable, The Art of Fashion Photography, imprimé à 4 000 exemplaires, offre une visibilité à 28 photographes de 12 nationalités.

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Juergen Teller, à cinquante ans

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Dans une série de clichés exposés à Paris, le quinquagénaire assume une virilité sans retouche.

Juergen Teller affiche joyeusement ses 50 ans, c’est même le titre de son exposition parisienne, I Am Fifty. Pas trop de ventre, le teint frais – grâce au climat de Londres où il vit depuis 1986 -, il répond aux questions avec cette présence généreuse qui fait son charme. Régime ? Non, le sport, qu’il pratiquait enfant (le football), et qu’il a repris, comme le montre sa série Masculine, spécialement conçue pour sa galerie. Elle est née d’une visite au musée d’Orsay, lequel dévoilait l’an passé l’un de ses autoportraits en noir et blanc dans un hommage universel aux mâles nus, Masculin/Masculin.

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