Archive for mai, 2012

Un dimanche à Libreville

26 mai 2012

© Vincent GodeauRendez-vous dans un bar à ciel ouvert avec Vincent Godeau, photographe.

Protégée du temps, Libreville est la capitale confortable du Gabon, petit pays traversé par la ligne imaginaire de l’Equateur. On y trouve beaucoup de ressources précieuses, minerais, plantes médicinales, bois rares, sans oublier le pétrole qui paraît inépuisable. « Ces richesses expliquent l’indolence, la quiétude, et la relative prospérité de Libreville », note Vincent Godeau, historien de l’art et photographe, qui s’est y enraciné trois longues années.

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Des coiffes en tête

16 mai 2012

Charles Fréger

Sumos, légionnaires, pénitents de Séville… Adepte des séries, Charles Fréger photographie en Bretagne des femmes et des fillettes en costume traditionnel.

«Reculez un peu, là, stop. Vers moi maintenant, parfait. Il faut que je voie l’autre main, la main gauche, oui, merci.» Face à son modèle, Charles Fréger impose un dialogue télégraphique. C’est une constante dans son travail : pas de casting, aucun rapport particulier avec ceux qu’il photographie. D’ailleurs, il ne se définit pas comme portraitiste, même si sa nouvelle série, dont le titre n’est pas encore fixé, et qu’il appelle provisoirement Folklore breton en râlant («c’est pas du tout ça !»), est une suite de figures. Uniquement des femmes, parfois des fillettes, vêtues de vêtements traditionnels, dont ces coiffes aux styles panachés qui, à elles seules, font tourner les têtes.

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Pittsburgh en chantier

12 mai 2012

W. Eugene Smith

La ville de Montpellier expose 160 photographies urbaines de W. Eugene Smith, reporter indomptable.

«Un éblouissant échec». En trois mots, Gilles Mora, connaisseur de l’Amérique et commissaire de l’exposition, résume la tâche impossible à laquelle W. Eugene Smith (1918-1978) s’attelle en 1955 : photographier Pittsburgh. A la base, cette commande sur cette ville industrielle de Pennsylvanie (bien connue des groupies d’Andy Warhol – qui y vit le jour en 1928) devait durer seulement quelques semaines, et progressivement, fidèle à ses entêtements perpétuels, Smith s’y perdit. Comme s’il cherchait, non pas l’idéal, mais l’au-delà de son sujet, entre concision et fiction. Résultat: il produira plus de 17 000 images, tout en risquant, ajoute Mora, «santé, famille, argent».

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En Patagonie argentique

8 mai 2012

Au musée du Quai-Branly, à Paris, une exposition retrace l’histoire de cette contrée australe.

L’écrivain Bruce Chatwin n’a pas découvert la Patagonie, mais dans notre imaginaire, c’est comme si c’était lui, tant il en restitua la saveur en poursuivant le rêve d’Eileen Gray. Il est un fantôme bienveillant dans l’exposition consacrée à ce territoire lointain, à la pointe australe du continent américain, comme une lame de couteau. S’y emmêlent cartes, dessins et photographies, avec des marins, des mercenaires, des chercheurs d’or, des éleveurs de moutons, des ethnographes et des gens de bien, dont certains surent comprendre les Indiens, réputés cannibales, qui vivaient là depuis une éternité.

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