Posts Tagged ‘Irlande’

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15 septembre 2012

Nantes, France. © Richard GilliganDes Etats-Unis à l’Europe, le photographe irlandais Richard Gilligan est allé dénicher les skate-parks anarchiques et créatifs qui poussent en marge des villes.

Parce qu’il est lui-même un amateur de skate-board, Richard Gilligan a photographié les skate-parks, paradis à ciel ouvert de la glisse sur roulettes. Délaissant les espaces référencés, cet Irlandais, né le 7 janvier 1981 à Dublin, a ciblé le bricolé maison, comme le résume le titre de son livre, DIY (Do It Yourself).

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Tom Wood, bus repetita

2 juillet 2012

London Road, City Centre,1994. © Tom WoodL’Irlandais qui a mitraillé les transports en commun de Liverpool, de 1978 à 1996, expose à Guingamp.

Tom Wood sort du bois. Après son passage à Sète au festival Images singulières, le voici en Bretagne, dans le cadre d’un collectif «Portraits de ville» (1). La sienne, on le sait, n’est autre que Liverpool, où il vécut longtemps, même s’il est désormais installé à la campagne, près de Chester, à la frontière du pays de Galles. C’est là une partie de la magie de ce photographe né en 1951 à Co Mayo (Irlande), son déracinement, qui le rend aussi boulimique qu’un touriste, comme s’il lui fallait sans cesse prouver aux autres son attachement à sa terre d’adoption. Bus Odyssey, la série homérique qu’il présente aujourd’hui en 62 tirages, est riche de milliers de photographies – plus de 100 000 -, réalisées à Liverpool entre 1978 et 1996, englobant donc les années Thatcher. Mais Wood n’est pas un porte-drapeau rouge du Royaume-Uni, ni un militant comme Chris Killip. Il ne cherche pas à documenter la cité natale des Beatles ou à témoigner de la mainmise de la Dame de fer, juste à montrer son rapport au monde qui l’entoure.

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Sainte Marie, top modèle

22 juillet 2011

Parution de «Virgin», premier ouvrage de Carol Reid-Gaillard, consacré à la «star du Vatican».

«Oughterard, comté de Galway, Irlande» de Carol Reid-GaillardSœur Cecilia, la première, l’avait annoncé : peut-être la Vierge Marie allait-elle, « choisir certaines d’entre nous pour l’accompagner dans sa vocation religieuse » ? En trente-deux photographies et des textes ciselés, Carol Reid-Gaillard raconte son enfance et son adolescence irlandaise dans l’ombre de la Vierge Marie, au piquet du péché. Pas de plainte, aucun cri, mais comme une sorte de voile noir qui vient recouvrir des souvenirs blessés par cette figure parfaite, « impossible à égaler ». « Cette star du Vatican » comme la nomme Bernard Plossu dans une postface dynamique.

Construit dans un face-à-face permanent entre mots et images, les deux en écho, Virgin a la grâce de la sincérité. Rien ne s’y joue, puisque tout est déjà joué, la jeune Carol ne fut pas élue, tant mieux. Mais, tirant profit de son expérience, elle rappelle combien, au-delà du pittoresque de la croyance (si l’on en croit rien), la Vierge Marie, « image éternelle et irréelle de la féminité », représentait pour les garçons de son âge un modèle, voire la norme.

Prises aux quatre coins du monde, en Slovénie comme en Pologne, et, bien sûr, en Irlande, les photographies toucheront les cœurs sensibles comme les mécréants.

Virgin, textes et photographies de Carol Reid-Gaillard, Le Bec en l’air (diffusion/distribution : Harmonia Mundi), 80 pp., 26 euros. Traduction : Elisabeth Peellaert. Postface : Bernard Plossu.



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