Bernd et Hilla Becher, forte impression

De Taysir Batniji à Nicolas Dhervillers, les jeunes photographes revendiquent l’importance de Bernd et Hilla Becher, sans forcément connaître la représentation imprimée de leur œuvre. Réparation est faite avec le libraire Antoine de Beaupré qui a retrouvé, en Allemagne, leur terre natale, comme en Italie ou aux Etats-Unis, des catalogues de musées, des livres et des affiches. «On voit ainsi leur évolution, explique Antoine de Beaupré, comment ils ont réussi, avec leur typologie, à développer leur écriture jusqu’à la parution, en 1977, de leur première monographie.» Ces papiers bavards resituent dans l’histoire de l’art, à leur juste place, ces artistes aux sculptures anonymes proches de la science-fiction et qui ont, avec l’école de Düsseldorf, ouvert la photographie à toute une génération, d’Andreas Gursky à Candida Höfer.

Paris Photo, Grand Palais. Jusqu’à dimanche.