Lida Abdul, chants de ruines

lida abdul

Lida Abdul se définit comme une artiste nomade, même si la majeure partie de son travail – vidéos, photographies, installations – évoque son pays natal, l’Afghanistan. C’est d’ailleurs là qu’elle a tourné quelques-unes des vidéos présentées aujourd’hui à Paris, qui frappent par leur sobriété. Ces œuvres très courtes, pas plus de quelques minutes, jouent sur un principe de répétition, comme si l’histoire ne pouvait avoir de fin. «Depuis que l’Afghanistan s’est transformé en décor de guerre il y a dix ans – trente ans -, écrit-elle, nous sommes devenus légataires d’un exemple clé de l’humanité pour le pire, et, peut-être, pour le meilleur, puisque, par définition, le désastre rompt le processus mécanique de la moralité et nous confronte avec l’ »étrange », le « mystérieux », l’inhumain, le cruel et l’inexplicable.»

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