Homer Sykes sur son île

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Hower Sykes appartient à la tradition des photographes silencieux. Dans les photographies aujourd’hui présentées à Paris, après Gentilly (1), il y a quelque chose qui ressemble à un constat, lequel pourrait valider une époque, en toute simplicité. En l’occurrence, celle des années 1970 et 1980, en Angleterre, où Homer Sykes vit (il est né en 1949 à Vancouver, Canada). Il s’agit donc, et c’est ainsi qu’on le comprend, d’une observation personnelle – comme l’indique le titre, My Britain -, lequel a pris valeur testimoniale avec le temps, nul doute, mais aussi grâce à la distance adoptée par Sykes avec son sujet.

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Seacoal de Chris Killip

chris killip

Pas si loin, près de Newcastle-upon-Tyne (Angleterre), où furent assemblées les premières locomotives. Pas si vieux, juste à l’aube des années Thatcher, quand l’esprit du libéralisme avançait déjà à grands pas, rouleau compresseur de destins désagrégés en une seconde. Et lui, Chris Killip, s’embossant à ces orphelins du bassin de Durham, de 1975 à 1987, jusqu’à leur redonner vie. C’était à Paris, il y a plus de vingt ans, le choc Killip, alors accroché au Palais de Tokyo, et la révélation d’un preneur d’images indélébiles, dont le portrait du gamin encapuchonné sur les épaules de son père, mains croisées vers l’horizon, reste la figure de proue d’un monde volontairement déglingué.

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