Adrien Vermont, à traits surnaturels

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Défiant l’académisme, Adrien Vermont revisite le bestiaire avec jubilation.

Adrien Vermont, 32 ans, aborde la figure animale avec des airs de conquistador. S’appuyant sur quelques planches de l’Historia Animalium, de Conrad Gessner, naturaliste suisse, il dynamite allègrement les études de l’un des pères de la zoologie et invente son propre bestiaire, entre observation et subversion. «Je travaille de manière passionnelle, explique le jeune artiste, né à Ivry-sur-Seine, et j’adore le papier, ce n’est pas juste un support, c’est quelque chose de sensible. Moi, je ne vois que des traits, alors je les dessine avec des crayons de couleur, des feutres et des pastels.»

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Guillaume Pinard, l’art glouton

guillaume pinard

En solo et en couleur, 25 toiles duelles et 3 vidéos.

«Sa grande frousse, c’est d’être dans une sorte de confort. Quand il avance, il fait toujours un pas dans le vide», dit Anne Barrault à propos de Guillaume Pinard, dont elle présente la troisième exposition en solo dans son nouvel espace très lumineux. Titrée «Royal Iris», cette suite de vingt-cinq diptyques signe, après «Tomate», l’approche inédite de cet artiste impatient et prolifique, né en 1971 à Nantes.

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Lida Abdul, chants de ruines

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Lida Abdul se définit comme une artiste nomade, même si la majeure partie de son travail – vidéos, photographies, installations – évoque son pays natal, l’Afghanistan. C’est d’ailleurs là qu’elle a tourné quelques-unes des vidéos présentées aujourd’hui à Paris, qui frappent par leur sobriété. Ces œuvres très courtes, pas plus de quelques minutes, jouent sur un principe de répétition, comme si l’histoire ne pouvait avoir de fin. «Depuis que l’Afghanistan s’est transformé en décor de guerre il y a dix ans – trente ans -, écrit-elle, nous sommes devenus légataires d’un exemple clé de l’humanité pour le pire, et, peut-être, pour le meilleur, puisque, par définition, le désastre rompt le processus mécanique de la moralité et nous confronte avec l’ »étrange », le « mystérieux », l’inhumain, le cruel et l’inexplicable.»

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