Omar Victor Diop, la joie de vivre

omar victor diopOmar Victor Diop, né en 1980 à Dakar, au Sénégal, est l’un des héritiers de Seydou Keita, de Jean-Christophe Averty et de Jean-Paul Goude. Il appartient à l’Afrique du futur. Cet autodidacte, tombé dans le bain de la photographie, est aujourd’hui incontournable tant sa fantaisie colorée fait mouche. On peut en découvrir toute la subtilité dans un nouveau Carnet de la création, publié par les éditions de l’Œil, qui révèle en quelques portraits son art du détournement et sa détermination à participer à une esthétique où la retouche n’est pas taboue. Il a une manière fabuleuse d’enraciner ses modèles (artistes, blogueurs, acteurs) dans son studio et de leur façonner un environnement sur mesure digne d’un décorateur. Ou d’un caméléon pop. Aux neuvièmes Rencontres de Bamako, à l’automne 2011, Omar Victor Diop avait fait sensation avec ses mannequins vêtues de bouteilles en plastique et de papier froissé. Entre bricolage et insolence, ce jeune Sénégalais dynamite le négatif et invente la joie de vivre sur papier : hourra !

Carnets de la création : Omar Victor Diop, éditions de l’Œil, 24 pp., 5,60 €.

Ndioum, les travaux et les jours

Depuis vingt-cinq ans, André Lejarre enregistre le quotidien de Ndioum, village sénégalais.

andré lejarreParce qu’il y retrouvait «la lenteur paysanne de son enfance dans le Loiret», André Lejarre a commencé à photographier Ndioum, il y a vingt-cinq ans. Ndioum, un gros village à l’est de Saint-Louis, près du fleuve Sénégal, où vivent 12 000 habitants. «Un village ordinaire», note Lejarre, l’un des fondateurs du collectif le Bar Floréal. Son souhait : observer la vie quotidienne, loin des clichés d’une «Afrique pittoresque, violente ou aimable, (…) ou de celle qui nous est continuellement montrée dans les médias, violente, barbare, théâtre de guerres civiles et de massacres»

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